RETROUVONS NOUS SUR L'ONGLET BELGIQUE/PAYS BAS
JOUR 33
Lundi 6 juin 2016
Il y a bien longtemps que nous n'avions pas vu un ciel si dégagé, la température est idéale pour nous, juste une petite fraicheur et une très légère brise pour nous caresser le visage. Dans la campagne, la brume est encore suspendue entre ciel et terre ,mais très vite elle disparaitra.
A quelques centaines de mètres ,là bas devant nous ,sur la seule petite élévation de terrain le moulin à vent Den Leeuw, étend ses grands bras dénudés, sans voile, depuis le 18ème siècle il veille sur les alentours. C'est le premier que nous croisons ,d'autres viendront je pense.
Dans la campagne les champs de pommes de terre au buttage parfait et largement arrosés s'étendent à perte de vue côtoyant les blés blondissant et le vert tendre des champs de lin.
Après 3 heures de marche, nous parvenons à Bergues dominé par son beffroi. C'est jour de marché, l'ambiance est chaleureuse et notre passage en petits shorts avec nos gros sacs est remarqué. Les regards se détournent sympathiquement, les bonjours sont généreux et spontanés. Nous aurions aimé faire étape dans cette ville , mais nous n'avons pas réussi à équilibrer notre parcours pour y parvenir. De nouveau, nous nous rapprochons de la mer, quelques kilomètres après Bergues , dans ce plat pays où rien n'arrête le vent, nous en ressentons les effets, c'est indéfinissable, sans doute l'air un peu plus vif, chargé d'humidité qui nous rafraichit ce jour de soleil. Une très longue ligne droite nous amène à Bray Dunes ville frontalière, demain matin nous serons en Belgique. Un nouveau voyage commence, celui-ci ne s'annonce pas très simple à en juger par l'orthographe des mots que nous ne savons comment prononcer
JOUR 32
Dimanche 5 juin 2016
L'absence de signalisation, a rendu notre départ de Tournehen sur la Hem un peu laborieux, nous n'étions pas toujours certain d'être sur la bonne voie. De plus les réponses à nos demandes de renseignements auprès des locaux étaient parfois assez contradictoires. Certains voulaient absolument nous faire visiter les beautés de leur région en nous invitant à emprunter de merveilleux sentiers, à notre avis très boueux ,plutôt que la petite route vicinale que nous souhaitions emprunter. Nous sommes restés sur notre première intention , et sur cette route peu d'automobiles, mais par contre des cyclistes...encore et encore des cyclistes. Sur les 8 kilomètres de cette route que nous avons emprunté, nous en avons croisé plusieurs centaines en paquets plus où moins importants. Il est vrai que nous sommes dans les Flandres,et des 2 cotés de la frontière le cyclisme est le sport roi.
Au bout de cette route c'est l'Aa, bien connue des cruciverbistes, et sur ses rives la charmante petite ville de Watten(prononcer Watt) a ce dimanche matin une belle activité , ça grouille dans les rues ,tout le monde se connaît et s'interpelle et se salue.
l'Aa est totalement canalisée et prend le nom de canal de haute et basse Colme , après sa division en deux branches , l'une vers Dunkerque et l'autre vers Bergues. Nous suivrons le fleuve jusqu' au hameau de Lynk ,situé à la séparation du cours d'eau, pour gagner Drincham ,petit village des Flandres où après bien des difficultés nous avons trouvé un lit pour la nuit. Cette chambre d'hôtes ,LE GALLODROME, se nomme ainsi car il y a quelques années c'était un haut lieu pour les combats de coqs.
Nos difficultés d'hébergement proviennent du fait que la majorité des chambres d'hôtel sont occupées par les forces de police amenées au maintien de l'ordre dans Calais et sa région et d'autre part une super production américaine (Christopher Nolan) se tourne actuellement sur Dunkerques avec environ 500 techniciens

JOUR 31
Samedi 4 juin 2016
La nature a, ce matin, descendu son tulle blanc sur la campagne. C'est sans doute par pudeur, honteuse de ses excès des jours précédents, elle n'ose, sans doute, pas insolemment nous dévoiler ainsi du jour au lendemain tous ses charmes. Nous attendrons demain, mais remercions la des quelques degrés qu'elle nous offre ce matin.
Nous entrons au cœur du pays "Chtis" impossible pour nous de feindre nos origines,à chaque demande de renseignement nous sommes repris sur la prononciation des écrits, nous avons du mal a trouver les clés,mais tous font des efforts pour nous venir en aide si besoin.
Nous sommes dans le parc régional des caps et marais ,un très beau bocage bien vallonné. Nous qui croyons que c'était un plat pays, eh bien non...c'est encore un peu plus loin. Notre route serpente et ondule dans tous les sens, mais nous nous y sentons bien. Avec l'amélioration du temps les parfums des plantes se diffusent à nouveau, là bas dans le lointain à nouveau le coq orgueilleux réaffirme sa présence, marque son espace.
Dans chaque village une chapelle est présente ,certaines très très petites ,intime , familiale comme celle dédiée à notre dame du Carmel de Wast (prononcé oua) .A Licques ,le curé qui nous accueille devant son église houspille ses confrères qui les ferment" comment voulez vous accueillir si l'on ferme les portes?" "il y a des vols et alors, tant pis la maison elle ,elle restera"... Son église ouverte est une ancienne abbatiale du 11ème siècle qui comptait plusieurs dizaines de religieux. Ils introduiront au 16ème siècle l'élevage de la dinde qui fit la renommée du bourg, ils apprirent aux habitants la culture de la terre ,l'exploitation des forêts . Petit à petit les serfs se regroupent autour de l'édifice ,cette agglomération est le noyau originel de la ville de Licques. Les seigneurs locaux sont généreux, l'abbaye prospère devient riche entrainant le relâchement et l'ambition.C'est le début de sa décadence qui s'accélérera après 1554, date après laquelle les abbés ne sont plus nommés par un collège de moines mais par le roi, ce sont les abbés commendataires. Ceux ci exigent beaucoup pour le roi et peu à peu les chanoines sont réduit à une pauvreté extrême et ne peuvent plus entretenir l'abbaye qui disparaitra en 1792 après une décision de l'assemblée nationale, contre l'avis des responsables locaux. Cette journée très marquée par la visite de monuments religieux, assez singuliers s'achève dans cette petite ville tranquille de Tournehem sur la Hem (prononcer Tournan!!)
Et comment s'appellent les habitants du village?
JOUR 30
Vendredi 3 juin 2016
Le vent est tombé ,mais le ciel est encore très menaçant ce matin, à l'heure où nous allons prendre notre petit déjeuner à la boulangerie située à quelques mètres de notre Hôtel, qui sert ses petit déjeuners trop tardivement. Il est un peu particulier cet hôtel " chez Gino". La salle de bain était dépourvue d'éclairage(cassé)il faut la lampe frontale pour la toilette,les serviettes (propres )avaient sans doute quelques années d'usage. Cette chambre ,qui semble être un studio recyclé, dispose d'une mezzanine inaccessible ,faute d'échelle ou d'escalier. Mais literie et sanitaire étaient propres, c'est le seul pont positif. Dans des temps normaux ,nous n'aurions jamais accepter cela, mais nous prenons de la distance avec les choses, l'essentiel c'est de disposer d'un lit propre;
Pour poursuivre notre petite remontée vers le Nord et Boulogne sur mer ,nous privilégions les petites routes et les très belles pistes cyclables, craignant que le Gr soit un peu abimé par les récentes intempéries. Proche du littoral les villages sont plus nombreux et plus vivants et nous en profitons pour respirer un peu l'air du pays dans les estaminets. Dans ceux ci il semble que le client rentrant fait le tour des tables et vient saluer tout le monde par une poignée de mains. De façon générale les gens paraissent simples et chaleureux.
C'est par la longue traversée d'Outreau ,que nous abordons Boulogne sur mer. En longeant le quai Chanzy nous parvenons à notre hébergement (avec vue sur le port svp) l'hôtel restaurant des Gens de mer. Dans la rue nous ressentons le malaise que subit cette ville économiquement sinistrée. Après la fermeture des haut fourneaux de la Comilog, principal fournisseur mondial de ferromanganèse, ( fournisseur de 50% de l'activité portuaire) la ville a subi le déclin de son port concurrencé par Calais et le tunnel sous la Manche. Pour faire face 46 millions d'euros ont été investi, en 2009, dans un HUB portuaire destiné a recevoir les navires à grande vitesse...il n'a jamais fonctionné.
dodane (vendredi, 03 juin 2016 22:58)
waow dure dure l'étape! mais sûrement de belles rencontres humaines ds cette ville en souffrance. à bientôt.
Mo (samedi, 04 juin 2016 09:21)
Coucou les parents!
Je n'ai pas beaucoup le temps pour vous lire mais en ce samedi matin, j'en profite pour parcourir vos aventures de ces derniers jours. Mes pauvres, vous êtes pas aidés pas la météo! Dire qu'il fait
beau en Bretagne! Vous devez être contents de vous poser le soir! Bravo en tout cas! Et bravo pour les textes, vous allez finir par être publié, héhé!
Ici tout va bien, Lucien dévore les petits pots (Nono a donné ses gènes!), ça rigole et ça s'éveille! C'est un amour!
Bon allez, je file au marché, faut bien préparé les purées...!
Des gros bisous!
Dety alain (samedi, 04 juin 2016 14:05)
Coucou les courageux bravo vous avez bien marché malgré la météo qui n'est pas en votre faveur!!!!! Mais c'est la planète qui est déboussolé. ...avec ces inondations !! Le printemps tard a venir. Bonne marche !!! et bon courage!!!! Bisous a vous deux..
JOUR 29
Jeudi 2 juin 2016
Le petit déjeuner était tellement copieux, que nous nous devions de l'honorer. Mais pour se faire , nous avons dû retarder notre départ de 30 mn et c'est très bien armés , sur le plan énergétique, que nous partons affronter des conditions climatiques pas très favorables.
Aujourd'hui nous marchons plein nord, et c'est justement, la direction d'où vient ce satané vent dont les rafales atteignent parfois 70 à 80 km/h. Les petites averses qui s'aventurent au sein de son souffle sont vaporisées à un tel point que nous n'en ressentons que très peu les effets.
Nous évoluons entre deux fleuves côtiers ,l'Authie que nous franchissons peu après notre départ ,en entrant dans le Pas de Calais et la Canche que nous traversons pour entrer à Etaples. Nous sommes en parallèle à la longue plage de sable qui relie Berck et le Touquet soit une bonne dizaine de kilomètres de sable. Il aurait été plus agréable pour nous de longer cette plage mais ceci impliquait 6 à7 kilomètres de plus pour nous, et compte tenu des conditions nous avons opté pour le tracé le plus court.
Parti munis de nos pantalons de pluie ,nous les avons très vite ôtés, nous avions trop chaud . Sur ce parcours nous avançons têtes baissées, face au vent, l'un derrière l'autre, dans nos oreilles que le souffle du vent omniprésent, incessant nous contraignant ainsi à une permanente concentration sur notre marche. Quand vient un vallon ,une haie ,un bois c'est instantanément que le calme s'installe ,que nos sensations reviennent le bien-être est immédiatement là, mais très vite nos éphémères protections disparaissent et le souffle d'Eole reprend tous ses droits.
Voilà cette journée fût ainsi une succession de longues périodes de vent entrecoupées de courtes accalmies.
Ceci fait partie du voyage, ces instants nous permettent aussi de nous concentrer sur nous même ,sans être capter par notre environnement.
Marie-Christine et Jean-Yves G. (jeudi, 02 juin 2016 22:04)
bonsoir à vous deux,
nous espérons que la nuit sera douce avec vous .après cette journée bien ventée!
aussi courage, courage le vent va tourner et saura vous pousser.
demain un bon petit déjeuner sa
Marie-Christine Guilgars et Jean Yves (jeudi, 02 juin 2016 22:27)
(il y a aussi du vent ici, mon premier papier s'est envolé sans m'en avertir...)
aussi je reprends,
un bon petit déjeuner saura vous attendre demain et vous motivera pour la prochaine étape.
nous arrivons ce jour de Rennes via Saint Brieuc et le soleil brillait ce soir sur Larmor.
bonne route, restez positifs, tous vos lecteurs le sont en vous accompagnant pas à pas...au grès de vos lectures!
Mc et Jy.
Pedro et Claudie (jeudi, 02 juin 2016 23:56)
Les péripéties du votre parcourt ne manquent pas, mais nous voyons que cela ne vous fait pas peur.....
Nous aussi on se déplace pour retrouver amis et famille, mais en voiture: St Malo, Châteaubriant, Clisson, Nantes, Le Croisic et Quiberon.
Il manquait que vous, ce midi, à la paella !!!!!
Bonne route Pedro et Claudie
Claire et Michel Dodane (vendredi, 03 juin 2016 14:34)
Coucou! nous nous sommes rencontrés aux Chambres d'Annie, près de Villerville. Heureux de vous savoir en forme, et le moral au beau fixe (pas comme le temps)Courage! Nous prendrons de vos nouvelles de temps en temps. Bonne route les merlus! Claire et Michel
JOUR 28
Mercredi 1 Juin 2016
La pluie a cessé , nous sommes ravis de remiser nos capes et pantalons de pluie au fond du sac, le temps gris et doux nous convient parfaitement, d'autant plus que le vent est tombé. La Somme n'a pas une ride ce matin, seuls 2 ou 3 " couples de canards et de poules d'eau dessinent quelques ondes à la surface de l'eau. Pour quitter la ville, et contourner la baie encore léthargique nous suivons la piste cyclable qui mène au Crotoy. Nous aurions aimé aller jusqu'à cette ville ,mais faute d'hébergement ,nous sommes contraints de changer nos plans. La grande majorité des loueurs de chambres refusent la location pour une nuitée (minimum 2 nuits ) faute de rentabilité....Nous passerons donc un peu plus par l'intérieur du pays, moins couru mais pas dénué d'intérêts avec ses beaux villages que sont Favières et Rue. Favières , c'est le berceau des 2 frères Caudron, pionniers de l'aviation civile.
En 1908, dans le hangar de leur ferme ils fabriquèrent leur premier planeur, qui tiré par leur jument Luciole, effectua 9 vols de 800m à 1200m en ligne droite. Ils créèrent, ensuite, la première école de pilotage au monde puis la société des avions Caudron qui disparaitra en 1933 rachetée par Louis Renault pour en faire Caudron-Renault aviation. A l'entrée de ce village il y a aussi un très beau restaurant, plutôt chic, ou avec nos gros godillots nous sommes entrés pour y déguster un délicieux café ,bien installés dans de confortables fauteuils de cuir. Contraste,contraste ..Nous quittons ce village salués par une belle roue de ce paon un tantinet orgueilleux.
Quelques kilomètres plus loin, c'est Rue une charmante petite ville, située a 10 kilomètres de la baie de Somme, mais qui fût jusqu'au 12ème siècle un port marin. L'ensablement de la baie obstrua son accès et en fît une cité terrienne qui prospéra jusqu'au 18ème siècle.
Encore quelque kilomètres et nous voici à la Bretagnière notre logis d'aujourd'hui, où nous attend un beau feu de bois dans une immense cheminée picarde.
JOUR 27
Mardi 31 mai
Du Tréport, nous n'aurons rien vu. Peu après notre arrivée ,hier après midi,la pluie est tombée, et n'a cessé de le faire durant toute la nuit, avant de redoubler d'intensité ,ce matin,au moment de notre départ . Tout notre équipement anti pluie est sorti , ce qui nous permet ,tant bien que mal de rester au sec. Nous avançons, têtes baissées, sans abri il nous est impossible de consulter la carte ,la pluie est trop forte. Ainsi nous n'allons pas assez loin dans Eu pour récupérer une petite route paisible et nous nous retrouvons sur une départementale au trafic intense et avec peu de refuge sur son bas côté. Nous n'avons que très moyennement apprécié ce passage et dès que nous le pouvons nous quittons cette route pour retrouver celle initialement prévue.Depuis notre départ, nous n'avons trouvé aucune boulangerie ouverte sur notre parcours, et il n'y en plus dans les villages traversés. A Friaucourt , dans le bar où nous faisions une pause le patron, spontanément, nous a céder une baguette. Heureusement car il ne nous restait plus ,pour la journée, que deux bananes et un peu de chocolat . Quelques kilomètres plus loin , pour déjeuner à l'abri ,nous frappons à une porte pour demander l'autorisation d'utiliser un appenti que nous avions repéré afin de pouvoir déjeuner à l'abri.
Dans la campagne la pluie a lessivé les cultures, la terre se dépose en fine couche boueuse sur les routes, les bas coté deviennent ,parfois impraticables tant les flaques d'eau sont importantes. Nous sommes ravis d'arriver à St Valery sur Somme, qui mérite qu'on s'y attarde un peu ,mais aujourd'hui les conditions ne sont pas propices à la visite et nous devrons revenir pour visiter ce bel espace naturel.
JOUR 26
Lundi 29 mai 2016
Nous craignons la pluie pour aujourd'hui, mais à l'heure où nous partons le temps est encore sec et après les traversées de l'écluse et du pont tournant nous prenons la direction du Tréport. Comme chaque jour, depuis quelques temps, la journée débute par l'ascension d'une côte.
Parvenu au sommet de celle ci, je m'aperçois que j'ai oublié ma carte à la boulangerie, où nous nous sommes arrêtés en sortant de l'hôtel. Sans elle, je suis perdu. Le demi tour s'impose vite et il me faut refaire deux kilomètres, en revenant sur mes pas. Pour épargner ceci à Marie-Christine elle m'attend dans une petite résidence munie d'un hall où elle sera à l'abri ,et je lui confie mon sac .Une fois ma carte récupérée et alors que je m'apprête à grimper pour la seconde fois cette belle pente un automobiliste m'interpelle
- C'est vous le monsieur, que la dame attend en haut?
-Eh bien, oui, c'est moi
- Alors ,venez je vous remonte en voiture!
C e monsieur habite la résidence-abri de Marie-Christine et la voyant avec les deux gros sacs à dos s'est demandé où était la seconde personne.
Marie-Christine lui raconte notre histoire et ,aussitôt, ce monsieur a décidé de venir à ma rencontre pour m'éviter un second trajet. Ca fait du bien des gens comme ça , la journée à peine débutée et nous avons déjà le miel de celle-ci.
Lorsque nous regagnons le bord de mer et les stations balnéaires , celles ci nous paraissent tristes, sans vie et pourtant tout est prêt pour accueillir les estivants, tout est en place. Mais par ces temps présents, elle me font penser à de vieilles dames, qui espérant une visite ,tant attendue se sont faites pimpantes pour mieux recevoir, mais tout est gris et alors le visiteur voyant cette grise mine passe, ne reste pas et repart sous le regard dépité et résigné de la vieille dame....
C'est au tout dernier moment que nous découvrons Le Tréport ,niché au fond d'une valleuse, un funiculaire permet d'effectuer une descente facile mais au moment de notre passage, celui-ci était en maintenance. C'est en utilisant l'escalier ( environ 350 marches parait-il) que nous descendrons vers cette ville où nous passerons la nuit.
Florence (lundi, 30 mai 2016 21:20)
Vous avez bien avancé! grâce à vous nous visitons la France sans bouger de notre fauteuil; mais comment savez-vous tout ça?? Christine à l'air bien emmitouflée sur la photo: rassurez-vous elle n'est pas la seule, le printemps a du mal à s'installer cette année. Bonne suite. Bisoux
le quellec (mardi, 31 mai 2016 14:39)
salutles marcheurs c'est top sauf les conditions météo...700 et des brouette au compteur....top...encore un effort! mal nul part?....
bisous à vous,courage...monique et nicolas
JOUR 25
Dimanche 29 Mai 2016
Il est 7 heures, nous refermons derrière nous le grand portail de bois du relais hôtelier, face à nous, déjà beaucoup de monde dans la rue.La totalité de celle-ci est déjà occupée par une multitude de stands hétéroclites , aujourd'hui c'est la foire à tout de Veules les Roses. Nous serions bien tentés de rester fouiner à la recherche de l'indispensable inutile, mais il reste peu de place dans notre sac déjà largement lesté des provisions de la journée. Nous quittons la ville en empruntant le chemin des lépreux, balisé de calvaires ,qui l'utilisaient pour se rendre aux bains de mer ,traitement préconisé à l'époque pour cette maladie. Il y eut 2 maladreries à Veules les Roses.
Une fois sur le plateau, nous retrouvons le vent qui s'est renforcé et le brouillard que rien n'arrête ,mais nous avons échappé aux orages qu'a connu la région hier.
Après avoir traversé les villages de Sotteville et St Aubin sur mer nous voici a Quiberville, c'est l'heure de la pause café. Sur la plage un tracteur tire un bateau de pêche sur la grève et en quelques minutes le voici en train d'affronter difficilement les rouleaux des déferlantes qui se brisent sur la plage en la soulignant de leurs traits blancs d'écume. A quelques mètres, à l'abri du vent derrière les cabanes de plage trois pêcheurs démêlent les filets, où poissons et araignées sont encore prisonniers ,le quatrième pèle les saumonettes sitôt vendues sur place.
Une fois la Saâne passée ,c'est Ste Marguerite, le contraste est fort, les bords de route sont aménagés la végétation se densifie ,nous sommes protégés par les hauts arbres des parcs et jardins remarquables de cette ville et de sa voisine Varengeville.Les propriétés sont parfaitement entretenues,sur les immatriculations des voitures le logo de l'ile de France domine.
A Varengeville ,un très beau village où une impression de sérénité règne, Isabelle et Yannick, nos nièce et neveu, nous ont recommandé la tarte normande de Mme Boisvin, patissière dans cette ville. Nous sommes en mesure de confirmer cette recommandation, il y a toute la Normandie dans cette tarte,du beurre, de la crème, des pommes et du calvados, un régal à ne pas renouveler en cas d'inactivité....
Tout en continuant à admirer les belles propriétés normandes ,toutes plus belles les unes que les autres nous voici arrivés a Dieppe ,où une fois encore une route effondrée dévie notre chemin, mais l'écart n'est pas important et nous arrivons assez tôt pour profiter un peu de la ville
yannick (dimanche, 29 mai 2016 21:50)
Hot Lips a eu le plaisir de votre visite.... j'espère que la tarte a été à la hauteur....
JPELY (lundi, 30 mai 2016 09:32)
Coucou les amis, Nous constatons avec grand plaisir que vous avez repris votre rythme de croisière après votre retour "E.T. maison " à KERDERFF et vous en avez bien de la chance d'être à pieds, car pour nous gros problème pour nous ravitailler en carburant lors de nos déplacements... on devrait comme vous (ben quoi que!!) Effectivement, nous connaissons très bien ce relais hôtelier à Veules les Roses que nous appelons le "camp du drap d'or..." on vous racontera , lors d'une prochaine soirée, notre anecdote sur cet établissement très agréable au deumeurant. Toute cette région nous est très familière et pour cause!!! merci à vous d'avoir une pensée amicale en contournant le site de PALUEL... je pense que d'ici à demain vous penserez encore à nous en arrivant sur PENLY et d'ici une dizaine de jours sur GRAVELINES ..Oups pour les anti-nucléairiens..... Gros bisous et bonne marche. JPELY

JOUR 24
Samedi 28 Mai
Cette étape ,dans ce village de St Pierre en Port , restera pour nous un bon souvenir . L a qualité et le raffinement de nos hôtes y est, sans aucun doute pour quelque chose, ici les deux mots chambre et hôte sont indissociables .
A 6h3O notre petit déjeuner nous était servi . Merci Sylvia et Alberto.
Ce matin le brouillard a envahi notre monde, les herbes du sentiers sont hautes et très humides . L e départ de cette journée est un peu "sportif", aux descentes rendues glissantes par l'humidité succèdent des montées sur les pentes très raides de chemins pas encore très fréquentés ,sur certains passages nous avons le sentiment d'ouvrir la saison de randonnée. Mais peu importe cela fait partie du voyage. Tous les villages que nous traversons, Grandes Dalles, Petites Dalles, Veulettes sur mer , St Valery en Caux nous parraissent tous très beaux, très paisibles, sereins. Nous avons vécu 4 ans dans le pays de Caux et nous n'avons pas le souvenir que ces villages étaient aussi remarquables .Il est vrai que l'attrait pour les résidences secondaires a beaucoup évolué après les années 80.
Après avoir contourné, la centrale nucléaire de Paluel, nous continuons notre chemin dans une ambiance toujours aussi cotonneuse avec peu de vue a l'horizon, nous évoluons dans une ambiance de paysages digne de tableaux de Turner. L'air ,malgré tout ,est très doux et nous marchons bras nus dans cette brume balayée par un petit vent de nordet qui transforme le brouillard en brume évanescente,nous nous y sentons bien...La vue sera pour un autre jour.
Nous voilà arrivés à Veules les roses, petit village un peu bobo, fréquenté depuis son origine par la bourgeoisie qui venait y chercher le calme et la quiétude . La Veule est le plus petit fleuve de France il mesure 1149 mètres ,prend sa source et a son estuaire dans la même ville c'est unique en France et peut-être au monde... Lors de notre petite errance en son sein, parmi les villas ,faites de briques et de silex ,et ses coquets jardins il nous révèle un coté très intime que beaucoup vienne ,ici, chercher. Victor Hugo y séjourna souvent chez son ami Paul Meurisse de 1878 à 1884, c'était un fidèle du pays de Caux, ou il perdit sa fille Léopoldine ,et son gendre Charles Vacquerie, noyés dans la Seine à Villequier.
Nous logeons ce soir dans un ancien relais de poste transformé en relais hôtelier ,(qui devrait bien plaire à de très bons amis qui viennent parfois dans la région pour visiter les centrales ERDF) nous dépassons un peu notre budget ,mais on se rattrapera....

JOUR 23
Vendredi 27 Mai 2016
A près avoir ,comme beaucoup,très moyennement apprécié notre étape à Etretat ( hôtel restauration) nous repartons sans avoir pris de petit déjeuner, celui-ci étant servi à partir de neuf heures.
En ces temps de pénurie, peu de monde sur les routes, celle que nous utilisons jusqu'à Bénouville est déserte, après c'est le GR 21 que nous suivons mais au niveau de Vattetot sur mer ,le chemin s'est effondré depuis 2012 et est toujours interdit et dangereux. Un petit écart d'itinéraire et nous voilà presque à Yport, très jolie petite ville nichée au fond d'une valleuse. Nous sommes sur la côte d'albâtre qui doit son nom aux 130kms de falaises dont certaines dépassent les 100 mètres de haut du coté de Fécamp. De temps en temps des échancrures dans ce trait de côte ,les valleuses, permettent l'accès à la mer. Yport est nichée dans l'une d'elles. Ces falaises subissent également une forte érosion et reculent, chaque année de 10 à 50 cm, ne laissant sur place que les galets qu'elles renferment, soit environ 40 000 tonnes chaque année. Ils sont ,bien sûr, interdits de ramassage ,car essentiels à la lutte contre l'érosion en limitant l'impact des vagues. Le son que génère les galets lorsque la vague se retire me rappelle, celui de nos sac de billes ,bien remplis ,que nous malaxions les jours de bonne fortune.
A près Yport, nous retrouvons la campagne, ce pays est rude, peu d'obstacle pour le vent, si présent. Les fermes du pays de Caux ,faîte de briques et de silex, sont entourées de grands arbres, souvent des hêtres, pour s'en protéger. Dans les champs le lin se fait de plus en plus présent ,le climat lui semble propice, nous sommes dans la principale région productrice de France. Cette plante a de multiples usages, l'huile avec ses graines, le tissu avec ses fibres et des panneaux isolants avec ses parties ligneuses.
Petit à petit nous voici à Fécamp dont l'accès se fait par une raide pente, d'abord descendante c'est facile! mais de l'autre côté c'est une autre histoire!!!pour monter à la chapelle ND du Salut 170 marches sont à monter et une pente très raide en utilisant le chemin des matelots. Ils venaient, ici, aux 19ème et 20ème siècle demander la protection et le bon vent à ND du Salut. L'intérieur de cette chapelle est un lieu chargé d'émotion. Sur ses murs une quarantaine d'ex-voto réalisés par des marins en remerciement de leur protection. mais aussi les plaques rappelant les naufrages et le souvenir de marins disparus en mer ,en particulier celle dédiée à un naufrage de février 1986. Quelles que soient nos convictions ,l'on ne peut rester insensible dans un tel lieu chargé à la fois de chagrins, d'espérance et d'humanité. Les quelques kilomètres qui nous restent à parcourir nous permettront, en silence ,de repenser à tout cela.
Encore une valleuse à passer et nous serons à St Pierre en Port dans une très accueillante chambre d'hôte tenue par Sylvia et Alberto un sympathique couple d'origine italienne.

JOUR 21
Jeudi 26 Mai 2016
Hébergés à proximité immédiate de la gare du Havre nous quittons cette ville par le tunnel Jenner. Celui est un souvenir très sensible pour les havrais. Sa construction débutée en 1939 fût interrompue pendant la guerre et certaines galeries servirent d'abri à munitions, puis en 1942 la municipalité le transforma en abri. Le 7 septembre 1944 les bombardements alliés sont importants, la population se rue vers cet abri , mis les bombes obstruent l'entrée ; 800 personnes y périrent asphyxiées , seuls 2 rescapés purent en sortir. Ceci nous fût raconté par un monsieur à qui nous demandions si ce tunnel était accessible aux piétons.
Assez rapidement nous sortons de la ville en traversant une importante zone boisée et où , les pistes cyclables ne manquent pas .Notre trajet du jour est plutôt campagnard, nous avons évité le cap de la Hève ,trop compliqué pour nous , avec la présence de l'aéroport et le manque de possibilité d'établir un parcours sur petites routes et chemins. Nous passons donc par l'intérieur ,dans une agréable campagne vallonnée où nous découvrons nos premiers champs de lin vert tendre sur le lesquels la moindre risée de vent dessine de délicates ondulations toute en légèreté . Il y a parfois des surprises comme cette petite route interdite pour cause de marnière.Nous ignorons là a quoi nous avions affaire, un agriculteur passant par là au bon momment a pu nous rassurer et nous inviter a suivre notre route.
Nous passons ainsi pas mal de hameaux, mais pas un bar, pas une boulangerie ,pas une alimentation ,nous avions heureusement acheté dans la dernière boulangerie rencontrée une baguette de pain qui avec nos abricots secs fera d'excellents sandwiches sucrés-salés.
Arrivés à Etretat, nous mettons les pieds dans un haut lieu touristique de Normandie. Avec son aiguille percée, présente dans les manuels de géographie de notre enfance, Arsène Lupin ,personnage crée ici par Maurice Le Blanc et enfin Claude Monet ,un fidèle de la ville dont il à réalisé plusieurs peintures.

JOUR 21
Mercredi 25 Mai 2016
Onze kilomètres séparent Honfleur de la chambre où nous avons passé la nuit. Celle ci donnant directement sur la mer et la marée étant basse nous avons préféré utiliser la grève pour nous rendre à Honfleur.
Sur celle- ci peu d'activité, pas de pêcheur, juste des joggeurs qui comme nous slaloment entre les zones humidifiées par l'eau de rus venant de terre et des zones un peu plus vaseuses. Nous sommes dans l'estuaire de la Seine ,ceci explique ,peut-être cela. Mais nous avançons très bien ,très détendus ,avec pour seul objectif d'atteindre la pointe que nous avons en ligne de mire ,lorsque nous y parvenons ,une autre se présente... rien ne vient troubler notre quiétude, si ce n'est par deux fois ,aujourd'hui ,la découverte de cadavres de phoques gisant sur la grève.
Nous avons toujours beaucoup de plaisir à arriver à Honfleur,nous y passons rarement beaucoup de temps, mais nous promettons toujours d'y revenir, ce fût encore le cas ce aujourd'hui. Quittant le vieux port, la route qui mène au pont de Normandie est un peu moins "glamour". Pour y accéder nous traversons une aire de camping car ( bien pleine) puis une zone industrielle peu occupée et un peu en friche. Mais nous voici au pied de ce fameux pont qui nous occupait l'esprit depuis un moment, car nous ne savions pas très précisément comment l'aborder, mais il fallait le passer à tout prix. En fait il se passe très bien, une voie étant dédiée aux piétons. Le plus compliqué c'est de se rendre au Havre-centre distant d'une quinzaine de kilomètres. Dans un premier temps nous empruntons une piste cyclable sur 3 ou 4 kilomètres ,mais celle-ci s'arrête au milieu de nulle part .Nous devons ,alors, reprendre cette route surtout fréquentée par les camions ,chargés de containers ou de voitures se rendant au terminal ,et subir leur flot incessant. Heureusement dans le port nous trouvons un passage préservé mais toujours très bruyant, nous sommes ravis de retrouver la ville qui bien qu'animée nous soulage de cette tension que nous avions pour traverser cette zone portuaire où le piéton n'a que très peu de place.
TUAL Florence (mercredi, 25 mai 2016 21:44)
3 semaines déjà ! le temps passe-t-il aussi vite pour vous qui allez au rythme de vos pas?
Ici "sur terre", c'est la folie des grèves manifestations et contestations en tous genres, à regarder vos magnifiques photos et lire les si beaux textes de Jean-Yves, on vous croirait sur une autre
planète, belle et paisible.
A bientôt les amis marchez bien!
[email protected] (jeudi, 26 mai 2016 21:39)
vous avez déja bien avancéé , bonne continuation à vous , je ne savais pas que jean yves était aussi écrivain!
JOUR 20
Mardi 24 Mai 2016
La mer est basse à 8 heures, le sable découvert est suffisamment ferme pour que nous puissions y marcher confortablement afin de gagner Cabourg.
A cette heure matinale, il est sept heures, un petit monde se met en place sur ce vaste espace ouvert qu'est la basse mer. Au lever du jour, les flaques et les petits cours d'eau sont autant de miroirs argentés que le jour levant souligne délicatement ,avant que le soleil ne vienne y révéler le camaïeu de teintes grises, bleues, jaunes et ocres que devient l'estran sous sa lumière .
Là- bas , au ras de l'eau des pêcheurs à pieds sondent le sable à la recherche de palourdes ou autres coquillages, un peu plus loin dans l'eau peu profonde deux trotteurs attelés avec leurs drivers au sulky s'offre une petite thalassothérapie en trottinant dans celle-ci ;
A Cabourg, nous sommes contraints de quitter la plage pour emprunter la passerelle qui franchie la Dive et permet son passage vers Houlgate .
Nous devons maintenant retrouver le GR et passer par le haut de la falaise en utilisant 3 escaliers successifs ,soit environ 230 marches, la mer étant trop haute pour atteindre Villers sur mer .A partir de cette ville la quasi totalité du littoral est urbanisée , des milliers d'appartements sont prêts à accueillir les vacanciers qui pour l'instant sont très rares. Mais les choses se mettent en place ,comme ici à Deauville où d'immenses terrasses de bois se construisent sur la plage , autant de restaurants et de bars éphémères qui l'été passé seront démontés. Mais Deauville reste Deauville ,avec ses planches ,ses cabines de plage et ses parasols souvent repliés, elle respire l'argent mais elle est comme ça. Il nous reste à traverser la Touque et nous voilà à Trouville et son imposant casino dominant le port ,puis à continuer notre chemin sur quelques kilomètres et arriver à Villerville ,d'où nous voyons Le Havre ,terme de l'étape de demain
JOUR 19
Lundi 23 Mai 2016
Notre petite escapade dans le Morbihan, pour nous rendre à un mariage est terminée. Ce petit week-end passé chez nous, ne nous a pas trop déstabilisés , et revoir famille et amis nous a fait le plus grand bien et extrêmement plaisir.
C'est avec le plein d'énergie que nous reprenons le chemin là où nous l'avions quitté vendredi à Ouistreham.
Jusqu'à Pegasus Bridge ,nous suivons le canal de "Caen à la mer " en direction du sud , et après avoir franchi ce pont et quelques dizaines de mètres plus loin, nous remontons ,plein nord, parallèlement au canal en suivant l'Orne jusqu'à son estuaire. Après 7,5 kms de marche, nous nous retrouvons au niveau de notre point de départ ,distant d'un kilomètre à peine à vol d'oiseau, un pont ou une passerelle aurait été le bienvenu...
Pegasus bridge,c' est un pont basculant, qui porte ce nom en hommage au régiment qui l'a libéré le 6 juin 1944 ,et qui avait pour emblème un cheval ailé.
Les deux maisons qui se trouvent à proximité du pont coté canal furent les deux premières libérées sur le continent en 1944,car les soldats avait ,à l'aide de planeurs, atterris à 200 mètres du pont sans se faire remarquer de l'armée allemande.
Nous terminons cette étape par la traversée d'un marais préservé situé à l'estuaire de l'Orne , où une multitude de postes d'observation et de gabions permettent aux visiteurs de mieux connaître la faune et la flore de cette vaste zone protégée,après cela nous retrouvons les immenses plages de sable de la côte fleurie.
Josselin (lundi, 23 mai 2016 21:03)
Bonsoir
Nous avons beaucoup de plaisir à vous retrouver très régulièrement dans votre parcours. Merci pour vos belles photos et toute la poésie pour décrire ces paysages
Nous partons demain à Sanary ( en train....!!! )
Mais nous restons connectés
A très bientôt
Jocelyne et Daniel
Anne Marie et Patrice (lundi, 23 mai 2016 21:58)
Super week end de retrouvailles et de convialite, les abus de table nécessitent de reprendre la route au plus vite afin d'éliminer au plus vite les calories accumulées deux jours de suite , mais.
Heureusement, il ne reste plus que 1500Km jusqu'à Copenhague , un détail pour des fous de la semelle affolee, ce soir , nous n'avons pas osé reprendre deux fois des pâtes lors de de nôtre dîner par
solidarité avec votre exploit d.extraterrestres, bon courage à vous , nous sommes derrière vous .............. Mais , loin derrière ....... Un petit calva et au lit , demain nous lirons une nouvelle
page de vos aventures rocambolesques , avec délectation , comme d'abord
Bon courage et surtout bonnes découvertes
Anne Marie et Patrice (lundi, 23 mai 2016 22:55)
Un petit PS ,nous sommes heureux que Léo.....de hurlevent.... A enfin epousé sa Scarlett.....
Humour !!!!!!
Anne Marie et Patrice (lundi, 23 mai 2016 23:12)
Deuxième PS , apres réflection, Léo a enfin sa Scarlett au haras ..... Du Lion d'Angers
Ce soir j,arrête , mes méninges me lâchent ...
steinmetz fred (mardi, 24 mai 2016 10:36)
Bonjour à vous deux. Je vois que vous avancez à une belle allure le cap des 500 kms est franchi, apparemment vous n'avez pas de problème de carburant :-) . Merci de nous faire voyager à travers vos récits et photos. Bon courage pour la suite de votre aventure. à bientôt. Fred
JOUR 18
Vendredi 20 mai 2016
C'est une journée un peu particulière, car nous avons ce week-end une fête de famille et devons faire un petit saut jusqu'à chez nous .
C'est un petit break de 2 jours, nous reprendrons notre parcours lundi , là où nous nous l'avons interrompu.
Ce fût donc un étape un peu raccourcie que nous avons effectuée aujourd'hui.En partant de bon matin nous avons suivi le trait de côte jusqu'à Ouistreham. Nous suivons une succession de petites cités balnéaires contiguës qui se sont développées à la fin du 19eme siècle,pendant le second empire, avec la mode des bains de mer. La côte calvadossienne ayant à cette époque les faveurs des parisiens. Ainsi dans toutes ces cités, St Aubin sur mer,Luc sur mer, Lion sur mer lorsque la dune devint accessible à la propriété privée de nombreuses et belles villas furent construites en front de mer.A Hermanville sur mer ,elles sont particulièrement cossues et imposantes. Dans cette commune ,des architectes de renom comme Hector Guimard(à qui l'on doit les bouches du métro parisien) furent sollicités pour la construction des villas. Aujourd'hui,pour la pluparts d'entre elles , elles appartiennent toujours aux mêmes familles et se transmettent ainsi au cœur de celles-ci.C'est aussi la raison pour laquelle, en voulant garder ce caractère familiale , ces cités n'ont pas connues le même essor que celles situées à l'Est de l'Orne( Cabourg, Deauville etc....)alors, plus populaires.
Du coté de St Aubin, nous avons ce matin aperçu un phoque dans l'eau et quelques kilomètres plus loin , du coté de Lion sur mer il revient nous saluer. Entre ses plongées et ses émergeances successives notre petit jeu consistait à savoir où il réapparaitrait... Voilà ce qui anime notre parcours, nous nous contentons de peu de chose, mais c'est suffisant.
[email protected] (samedi, 21 mai 2016 16:43)
hello!
dans l'attente du Tour de Fr
[email protected] (samedi, 21 mai 2016 17:02)
bonjour les Amis,
dans l'attente du Tour de France c'est un vrai plaisir de découvrir vos régions visitées, vos photos sont si belles et vos commentaires dignes de notre Jean-Paul Olivier, Paulo la science!!. Aussi
merci à vous de nous faire voyager en votre compagnie bien calés dans nos fauteuils et bon courage pour la suite.... Marie-Christine et Jean-Yves ...Guilgars!
Philippe R. (dimanche, 22 mai 2016 21:22)
Hello,
Très belle photo de la jetée des pêcheurs de Luc sur mer, qui donne face au Havre, nous y étions le WE dernier et aurions pu nous croiser; Petit dicton local des Lutins et Lutines ( habitants de Luc
) : Si de Luc tu ne vois pas le Havre c'est qu'il pleut au Havre, et si tu vois le Havre c'est qu'il pleut à Luc !
Bon courage vous avez passé Luc !!!
JOUR 17
Jeudi 19 mai 2016
Nous avions loué une chambre et c'est d'une maison entière que nous avons pu disposer. Nous avons peu de chose dans notre sac, mais pour tout faire sécher nous avons tout bien étalé notre linge et profité au maximum de l'espace disponible .
Ce matin, notre premier geste fût d'ouvrir la fenêtre pour pouvoir lever les yeux vers le ciel et juger de son humeur qui aujourd'hui semble meilleure.
Comme hier, nous avons des doutes sur la continuité du chemin, là haut sur la falaise, et préférons prendre la route, peu fréquentée à cette heure matinale, pendant quelques kilomètres. C'est un peu dommage que ce chemin soit fermé depuis une quinzaine d'années sans qu'aucun sentier alternatif n'est été mis en place. Malgré tout, peu avant Arromanches, nous reprenons la direction du littoral et trouvons un chemin un peu à l'écart de la falaise qui nous mène à cette ville. Du haut de la falaise, nous apercevons les restes des caissons Phoenix, construits par les anglais qui assemblés entre eux formeront les ports Mulberrys qui permettront le débarquement du matériel lourd dans cette ville .Pour permettre cela elle fût relativement épargnée par les bombardements alliés qui devaient préserver sa plage et protéger ses voies d'accès.
Ensuite, nous ne quitterons plus notre chemin, qui contrairement aux dires de l'office du tourisme d'Arromanches est parfaitement praticable jusqu'à Courseulles. I l est vrai que celui-ci traverse un marais protégé, comme toutes les zones humides. Nous nous y sommes engagés après avoir pris l'avis d'un employé de la commune d'Asnelles qui nous a confirmé que le sentier était fermé mais qu'il l'utilisait régulièrement... donc nous aussi.
Et voilà comment ,chemin faisant, sans rencontrer quiconque nous avons pu délicieusement suivre la côte au plus près et nous rendre compte combien les vestiges de la défense du littoral étaient encore présents, bien que rongés par le temps et la mer qui font leurs œuvres. Il est quand même difficile de ne pas penser à ces soldats qui n'ont pu franchir cette limite et à leur courage.
Maintenant leur mort en fait vivre beaucoup par ici....
Jean-Louis (jeudi, 19 mai 2016 21:57)
Bonjour à vous,
Sur les chemins du marathon de la liberté ;-)
Bonne route.
Jean-Louis
PENNANGUER Edmond (vendredi, 20 mai 2016 17:16)
Informé par Emile ce matin, je découvre votre aventure. Je vais la suivre avec beaucoup d'intérêt . Cela me rappelle tant de bons souvenirs et aussi quelques moins
bons mais c'est ça l'aventure!
Bonne route , beaucoup de plaisir et beaucoup de rencontres. Edmond.
JOUR 16
Mercredi 18 mai 2016
Faute d'avoir programmé le réveille-matin le levé a été un peu rapide ce matin. Dans cette belle ferme fortifiée, l'épaisseur de murs ne laisse rien passé, pas un bruit, pas une lumière et pas de Wi-Fi non plus.
A Grandcamp-Maisy, lorsque nous arrivons sur le port il y a peu d'activité, juste quelques pêcheurs ravaudant leurs chaluts abimés et les poissonnières qui ,sous les petites halles, préparent leurs étals où les poissons plats, turbots , st pierres, barbus , soles et raies dominent ,coté crustacés araignées et homards se taillent la part du lion .tout ceci à des prix très abordables et à la fraicheur incontestable.
Pour quitter ce joli port nous souhaitions emprunter le chemin sur la falaise jusqu'à Vierville sur Mer en passant par la célèbre pointe du Hoc , mais les effondrements de la falaise ont rendu le chemin difficilement praticable , alors nous prenons la route. Le long de celle-ci une multitude de fermes fortifiées et de manoirs offre une très possibilité de logis pour qui veut passer quelques jours ici.
L'orage et la pluie menaçaient depuis un bon moment, et a Vierville nous commençons à subir leurs assauts. Nous sommes pris sous des trombes d'eau et avons juste le temps de sortir nos parapluies, coupe-vent et pantalons de pluie pour ne pas être trempés.Nousavançons têtes baissées fixant la route quelques mètres devant nous en attendant des instants meilleurs, mais ravis d'être au sec sous notre équipement. L'éclaircie arrive ,enfin,une aubaine pour le déjeuner.Mais pour une fois nous le prendrons dans un bar en passant. Un croque-monsieur frites... on s'est lâché après l'orage,nous avons bien fait ,car un autre viendra,dès que nous aurons ôté nos pantalons de pluie .Mais cette accalmie nous a permis de renconter un monsieur,qui sur son vélo-couché veut parcourir le Contentin et la Bretagne. Malgré cette journée un peu agitée,nous parvenons ,sans encombre, à Port en Bessin ,joli et très actif port de pêche régi par l'ouverture et la fermeture d' une l'écluse en fonction des marées.
Christiane et Joel (jeudi, 19 mai 2016 09:18)
Nous suivons votre parcours avec beaucoup de plaisir et vous nous faites découvrir notre beau pays. Nous nous régalons de vos commentaires.
Bonne suite et nous espérons avec du meilleur temps. Effectivement les ondées orageuses sont violentes le vent et la pluie abiment les azalées molisses qui fleurissent en ce moment.
Gaelle de trescadec (mardi, 05 février 2019 00:21)
Bonjour,
Bravo pour ce trip voyage-photo !
j'adorerai faire une photo du panneau LA MER, 1ère rue à droite !!!!
Vous auriez la gentillesse de me dire où le trouver ? A Port en Bessin ?
JOUR 15
Mardi 17 mai
Et bien voilà , nous voici parvenus sur la côte Est du Cotentin.
Peu d'alternatives pour établir notre parcours d' aujourd'hui. De part et d'autres de la route de Carentan s'étendent des zones marécageuses qui laissent peu de place à une autre option que le suivi de cette route Néanmoins nous dénichons une petite vicinale qui nous mène aux portes de Carentan .
Puis de là à Isigny sur mer où nous arrivons 1/4 heure trop tard à la fromagerie où nous aurions fait ,volontiers, une halte gourmande. Tant pis , nous repartons ,sans avoir surcharger les sacs, vers le Nord en direction de Gefosse-Fontenay en traversant une zone où le colza règne en maître au point d'être parfois incommodant sur le plan respiratoire. Heureusement dans les prés , proches des fermes et haras de nombreuses juments et très jeunes poulains donnent un peu de pep's , de vie et de fraicheur dans cette campagne peu diversifiée.
Notre hébergement se trouve dans un beau manoir et la maitresse des lieux est une très fine cuisinière qui nous a régalés , avec des plats de légumes réalisés à partir de sa propre production .
JOUR 14
Lundi 16 mai 2016
Nous quittons, maintenant, le coté ouest du Contentin et entreprenons notre "trans-Manche"(le département pas la mer) en suivant une ligne allant de Pirou-plage à Isigny sur mer.
Cette première partie, plus courte nous mène à Raids, petit hameau où nous avons trouvé un hébergement chez des anglais qui accueillent plus habituellement leurs compatriotes, mais ceci nous convient parfaitement.
Dès notre départ, après un ou deux kilomètres nous nous rendons au château de Pirou. Etrange château -fort érigé en plat pays. Bâti au 12eme siècle par la famille Pirou qui souhaitait se prémunir des attaques de Vikings qui avec leurs bateaux à fond plat les "Esnèques" pouvaient remonter jusque là en passant par le havre de Lessay et utiliser un chenal remontant à proximité de là. Trois douves et cinq portes à pont Levis protégeaient les accès de cette belle petite forteresse.
Une agréable et bucolique traversée de la forêt de Lessay ,où le cri des oiseaux résonne sous la canopée, nous amène à Périers où en ce jour férié l'activité n'est pas très importante, heureusement que nous avions anticipé notre ravitaillement. En pénétrant au cœur du département nous ne voyons plus beaucoup de monde, les exploitations abandonnées sont de plus en plus nombreuses et seuls cà et là quelques bâtiments de fermes restaurés donnent un aspect vivant à ce monde rural. Nous sommes dans une région proche de marais ,peu propice à une agriculture moderne. De plus le passage des lignes à haute-tension transportant l'électricité produite à Flamanville ne permet pas une revitalisation de cette région qui me parait économiquement neutralisée.
Babeth (lundi, 16 mai 2016 22:00)
Après un long week end de fête en famille à la frontiere luxembourgeoise en lorraine,je retrouve mon calme(enfin presque car je garde les bouts d'chou de morgane),je découvre et savoure vos récits journaliers,les photos et votre poésie sont des vrais moments de détente.j'ai hâte au prochain épisode.je vois que les cousins normands n'ont pas failli à leur réputation d'hotes
coco et fred (mardi, 17 mai 2016 21:45)
Nous avons enfin compris comment lire les articles de votre blog!!! (merci à Patrick)
et je suis ravie de vous suivre...
biz
Je vais tout lire ce soir!
coco
Maria (mercredi, 18 mai 2016 07:31)
Eh, bien moi! j,ai tondu ma pelouse. Prenez votre temps , vous nous re ga lez.tous les soirs je me hâte pour vous lire .J'aime vos recits vous m' instruisez sur certaines règions de notre Pays J aime
!
Maria

JOUR 13
Dimanche 15 mai
Que la vie est belle, ce dimanche matin, la douce chaleur du soleil montant fait disparaître la blancheur de cette petite gelée matinale, un des derniers soupirs de l' hiver agonisant. Peu de bruit, juste le chant des oiseaux, qui salue notre passage. Tranquillement nous avançons , d'hameau en hameau, dont hier encore, nous ignorions l'existence, dans une belle campagne au boccage préservé . Sur notre passage nous croisons ces attelages bateaux-tracteurs qui se rendent sur la grève. La mer se retire si loin qu'il est impossible de laisser le bateau sur celle-ci .
Perdus dans nos pensées nous continuons à marcher pour arriver au pont de la Roque situé à l'extrémité du havre de Regneville jusqu'où la mer a fait une escapade. L'ancien pont fût détruit par les alliés en 1944, pour ralentir la retraite allemande, il fallut pas moins de 20 bombardements (tous ratés)pour le détruire. En fait c'est un acte de courage d'un pilote canadien ,qui avec son avion en piqué fit explosé l'ouvrage.
Maintenant que la Sienne est traversée nous remontons en longeant le havre côté nord en utilisant le GR223. C'est très beau,les tadornes et autres canards se mêlent aux moutons sur les prés salés ,un kayak remonte le lit de la rivière, nous avons juste envie de nous poser, de regarder ,de jouer les contemplatifs. Ainsi nous remontons vers le nord en alternant route et chemins de campagne, les villages étant proches les uns des autres aucune monotonie ne s'installe et petit à petit nous retrouvons la mer à Pirou-plage où nous passons la nuit.
JPELY (lundi, 16 mai 2016 15:58)
Hello
Quel romantisme... LAMARTINE serait fier de vous, et même HUGO d'ailleurs... qui de son exil napoléonienne sur l'ile de Guernesey doit vous projeter ses ondes... et vous faire croiser les
"Travailleurs de la mer."
Hé toi, "l'homme qui rit" es-tu de ces "Misérables" qui pour vous donner du coeur à la marche, fredonnez"les chansons des rues et des bois"?
Votre courage pour réaliser ces défits restera dans la "legende des siècles".
Ici tout va bien, à côté aussi du reste... les fleurs embellissent les intérieurs des amissssss
De gros bisous de nous deux à vous deux
JPELY
famille metral (jeudi, 19 mai 2016 20:39)
C'est vrai que vos fleurs embellissent nos intérieurs! Nous profitons depuis plusieurs jours d'un superbe bouquet d'arums cueilli par Elyane. Merci :)
Nous pensons bien à vous et espérons que le temps sera bientôt plus clément.`
C'est très intéressant de vous lire. On vous embrasse.
JOUR 12
Samedi 14 mai
La brume s'est levée ,mais le ciel est toujours de plomb et le projecteur "soleil" éteint. Nos petites jambes dénudées ,durant cette remontée plein nord, ressentent bien la fraicheur matinale dûe à la nette baisse de température.
Lorsque nous parvenons à Granville ,le marché s'installe tout doucement, les déballeurs et camelots s'affairent autour de leurs stands , les terrasses de bars se préparent à recevoir tout ce monde qui dans quelques minutes sera en place .
Granville , nous l'apercevons depuis notre départ. Cet éperon rocheux, qui fait saillie comme le nez sur un visage, semble indiqué aux marins la direction du large. Durant une heure nous avons erré dans les ruelles ,de la haute ville ,bordée de hautes façades qui à cette heure matinale la rendent un peu austère. Par contre la vue , depuis le chemin de ronde ,dominant la ville et le port au sud et les plages de Donville les bains au nord ,est magnifique.
A St Martin de Bréhal la mer ,au profit d'une faiblesse de la dune,s'est offerte une incursion dans les terres au dos de la plage et parallèlement à
celle-ci a crée un espace recouvert aux grandes marées et où les moutons trouvent les prés salés dont ils raffolent tant. Dans le passé,avant les engrais chimiques les agriculteurs y puisaient la "Tangue" pour fertiliser leurs champs. C'est maintenant un lieu sauvage, préservé où la nature reprend ses droits et reste maitresse.
JOUR 11
Vendredi 13 mai 2016
Le brouillard est toujours très présent, nous avons espéré qu'il se lève pour cette étape pour bien jouir du bel espace visuel qu'offre la baie du mont St Michel, que nous n'avions jamais aperçu de ce côté.
Une agricultrice avec qui nous conversions, sur le bord du chemin, nous consola en répondant que "la brume mange l'orage" ... nous devrions donc être tranquilles pour un moment.
Le mont St Michel , ni hier ,ni aujourd'hui nous ne l'avons vu. Arrivés au Grouin du sud ,c'est son ombre que nous avons tout juste aperçu derrière la roche de Tombelaine, à peine visible à l'œil nu. Mais ce n'est qu'une petite déception ,car cette ambiance brumeuse ,cotonneuse dans un espace si ouvert n'est pas pour nous déplaire et ne semble pas ,non plus, troubler les troupeaux de moutons qui paissent tranquillement ,indifférents ,aux aléas climatiques.
Cette baie, fût ,dans l'histoire, un immense espace marécageux, boisé et désert , la forêt de Scissy allait du sud de Chaussey jusqu'à Avranches , traversée parla voie romaine reliant St Pair à Dol . En mars 709, aux marées d'équinoxe la conjugaison des hautes eaux et d' un très fort vent du nord provoqua un raz de marée qui submergea les basses terres ,déjà innondées par la Sée et la Sélune, et engloutit la forêt isolant ainsi le mont St Michel,la roche de Tombelaine et le mont Dol.
Après Genêts, vers St Jean le Thomas , la côte devient plus granitique quelques falaises font leurs apparitions avant de laisser la place aux immenses plages de sable de Jullouville et St Pair sur Mer. Sur la baie, les herbus ne sont pas seulement utilisés pour les prés salés ,on y trouve aussi un aérodrome au Val st Père et un hippodrome à Vains . C'est un petit monde où chacun y puise ce qu'il peut pour tirer profit de cet exceptionnel site,nous ne sommes que des passants , il nous manque beaucoup de clés pour bien comprendre le fonctionnement de ce petit monde.
JOUR 10
Jeudi 11 mai 2016
Ce fût une belle soirée que nous avons passé au Haut Morand chez Olga, Gilles et leurs trois enfants. Ils y avaient convié le reste de la famille pour notre passage. Nous nous voyons peu souvent, mais c'est toujours, avec un réel et sincère plaisir que nous les retrouvons.
Nous étions seize à table, ici le mot famille prend tout son sens ,pas besoin d'artifice les grands cœurs n'en ont nul besoin
Le Haut Morand c'est une ferme , un élevage moderne de belle dimension de vaches laitières ,c'est la partie de Gilles. Mais c'est aussi ,sous l'impulsion d'Olga une ferme pédagogique qui reçoit des groupes d'enfants pour leur expliquer leur métier ,la nature, les animaux. Mais c'est aussi une très belle salle de réception avec hébergements
Mais il a bien fallu partir ,ce matin, la pluie s'est invitée et pour la première fois nous avons dû sortir les coupe-vent et parapluies.
Peu avant St James nous avons quitté la Bretagne. Cette ville ,connue pour ses beaux vêtement marins, fût bâtie en 1064 et fortifiée par Guillaume le Conquérant pour se protéger des voisins bretons un peu belliqueux. Des drapiers y sont présents depuis le moyen-âge.
Nous approchons, maintenant du littoral ses effets s'en font ressentir les villages ne sont plus sur les promontoires mais au creux des dépressions du relief.
Le Mont St Michel est caché par la brume ,nous ne pouvons le voir en arrivant sur Val St Père, ce sera pour une autre fois, espérons le.
Le Trionnaire Dety Alain (jeudi, 12 mai 2016 22:15)
Coucou
C'est bien parti déjà 265km vous êtes bien entraîné! !!!
Super et bonnes marche
Bises a vous deux
Dety Alain
Claudie et Pedro (vendredi, 13 mai 2016 17:56)
Bravo!! nous voyons que vous passez du bon temps et c'est très bien ainsi.
Vos commentaires sont de plus en plus littéraires, il va falloir penser à écrire un bouquin, quand vous aurez le temps....
Bonne route
Claudie et Pedro
jocelyne et Daniel (vendredi, 13 mai 2016 18:31)
Coucou les amis
Belle progression....
Eh voilà vous continuez à nous faire rêver....à partager ces beaux paysages que vous décrivez avec beaucoup de poésie!
Bien que le ciel soit gris nous sommes quand meme allés arroser votre jardin .R.A.S
Nous pensons très fort à vous
Nous vous embrassons
Jocelyne et Daniel
JOUR 9
Mercredi 11 mai 2016
Dans la soirée ,hier , un orage a éclaté et ,ce matin le brouillard drape la campagne d'un épais manteau ouateux. Sur les terres fraichement labourées , au ras de celles-ci , le vent balaie la brume comme l'est une neige poudreuse ou une vapeur sous l'effet de sa puissance donnant à la campagne un aspect fantasmagorique.
Cette étape est courte , car, ce soir nous avons le plaisir de retrouver Olga et Gilles qui ont la gentillesse de nous héberger . Alors nous prenons notre temps et n'hésitons pas à rallonger le parcours si l'envie s'en fait sentir.
A Coglès , dans ce petit village ,le bar tabac , multi-services , est détenu par un couple d'octogénaires très dynamiques . Durant notre passage, ils ont fait les postiers en pesant et affranchissant le courrier d'un habitant, les épiciers en vendant une douzaine d'œufs et du pain à un second, les banquiers en délivrant 50€ à un troisième , les cafetiers pour nous et bien sûr les buralistes.
A l'extérieur de leur établissement, les annonces de presse déclamaient sur la loi travail....Contraste,contraste...nous y penserons en marchant.
JOUR 8
Mardi 10 mai 2016
Cette maison éclusière , où nous avons passé la nuit , est un très bon choix pour y passer un week-end entre amis car peu onéreux ( 68€ la 1/2 pension pour 2 personnes) , propre , parfaitement équipée et située dans un cadre très reposant.
Le canal d'Ille et Rance long de 85 kms et nanti de 48 écluses, fût comme celui de Nantes à Brest construit sous Napoléon 1er,mais victime de la rapide évolution du transport terrestre il a été très peu utilisé pour ce à quoi il était destiné ; le transport fluvial.
Pour faire simple , il est composé de 3 tronçons:
Le premier est constitué du lit de l'Ille de Rennes à Montreuil sur Ille , le second , totalement artificiel , de Montreuil sur Ille à Evran à été construit pour relier l' llle et la Rance avec la particularité de posséder 11 écluses , sur 2 kilomètres entre Hédé et Bazouge . Le troisième utilise le lit de la Rance pour se jeter dans la Manche vers St Malo .
La Vilaine , en amont , permettant la jonction avec l'océan atlantique. Malgré notre bien-être , nous avons dû quitter ce canal pour à nouveau regagner la paisible campagne de ce pays gallo,où, cà et là quelques beaux manoirs attirent notre regard. Comme ce magnifique domaine de la Haie d'Irée où les chambres d'hôtes semblent très confortables ,mais hors budget pour nous... une autre fois peut-être.
JOUR 7
Lundi 9 mai 2016
Craignant que le GR37 ne soit pas très bien indiqué au départ de Becherel c'est par un petit bout de route départementale que nous débutons cette journée. Très vite nous souhaitons la quitter car ,en ce lundi matin à 8h30 , le trafic est important . Mais les noms des hameaux sont différents de ceux que nous trouvons sur notre carte ou n'y figurent pas . Après une ou deux hésitations ,demandes de route auprès d'agriculteurs très avenants nous retrouvons notre paisible campagne . Comme hier , les fermes sont hébergées dans de magnifiques bâtiments très bien entretenus dont nous pensons qu'ils relèvent des monuments historiques . Au village de IFFS un impressionnant échafaudage enserre le clocher d'une église du 12éme siècle de style gothique flamboyant . A l'entrée principale de celle-ci un porche nanti d'une arche sur ses 3 faces abritent des bancs de pierres sur lesquels les lépreux , interdits dans l'enceinte religieuse , attendaient la fin des offices religieux. Peu après au village de St Symphorien , la fontaine de l'Ecuellée soignait les problèmes de fertilité féminine. Située au cœur d'un sous bois , elle semble très fréquentée au vu des fleurs présentes au pied de la statue de la vierge.
Depuis ce matin, nous suivons le GR37 qui maintenant longe le canal Ille et Rance (liaison Manche Océan) et c'est très paisiblement que nous parvenons à la maison éclusière de Courgalais où nous dormons ce soir. Un véritable havre de paix très bien entretenu.
Philippe R (lundi, 09 mai 2016 21:32)
Bonsoir les marcheurs,
Merci pour vos commentaires et vos photos qui nous font découvrir les régions traversées; Une petite pensée pour moi lors de votre passage à Médréac et St Pern où ont vécu mes grands parents;
Bonne continuation
Philippe
Aurélie (mardi, 10 mai 2016 13:50)
Vous êtes épatants !
Si vous voulez faire un crochet par Berlin, vous êtes Herzlich Willkommen ;-)
Bravo et bonne route.
Aurélie
JPELY (mardi, 10 mai 2016 18:40)
Hello les amis,
Comme il est agréable de vous lire!! et de partager ainsi votre escapade..une fois de plus nous avons envie d'être dans vos pas et de découvrir tout ce que nos yeux de grands voyageurs "véhiculés" ne
peuvent voir.... C'est un rêve, du reste il n'y a qu'à contempler la photo de Marie Christine près du point d'eau!!! "tu en as bien de la chance Jean Yves" me souffle JP ( moi je pense qu'il aimerait
lui aussi voir sa fiancée "J......") mais pas moi!!
Ici tout se passe à merveille sauf que vous nous manquez pour l'apéro les grillades. et la déconnade .. . Mais on se rattrapera plus tard.
JPELY
JOUR 6
Dimanche 8 mai 2016
C'est en suivant la longue avenue dédiée à l'enfant du pays , Louison Bobet, que nous quittons St Méen le Grand avant d'emprunter une petite départementale serpentant dans une campagne où , les maisons et propriétés cossues ne sont pas une singularité. Celle-ci nous mène au village de le Crouais , où les eaux de la fontaine St Laurent des croix étaient réputées pour soigner l'eczéma et fût par le passé très utilisées , d'autant que la source est réputée intarissable. La potabilité étant incertaine nous nous abstenons et préférons garder nos imperfections.
Quelques kilomètres plus loin, au pied de la très belle chapelle, ND de Lannelou , une ligne de chemin de fer désaffectée et utilisée en vélo rail nous permet de gagner quelques centaines de mètres pour nous rendre à la gare de Médréac,où le café y est servi accompagné de Michoko ou de Caram'bar. De là, à heures régulières partent sur les rails des vélos couplés pour une petite ballade d'une heure où deux. Nous continuons sur cette voie, devenue pour nous "chemin de traverses" jusqu'à son terme ,pour reprendre notre petite route qui nous mènera à Becherel en passant par St Pern et sa belle église dotée d'un sobre et beau retable en bois.
Depuis très longtemps , quasiment notre départ, Bécherel , avec son relais de télécommunication qui tel un index levé au bout d'un bras tendu ,nous indiquait sa position et nous invitait à la visiter. En Bretagne c'est la cité du livre , presque toutes les échoppes lui sont consacrées ,c'est un vrai bonheur de fouiller ,de déambuler parmis les rayons chargés de bouquins ou de déguster un thé dans un des cafés librairie. Nous croisons , ici , une autre forme de culture aussi attachante ...qu'infinie
JOUR 5
Samedi 6 mai 2016
Vers 7 heures , nous quittons le village du Thay , où nous avons été très bien accueillis dans une maison où toute la famille s'était réunie. Nous avons souhaité partir tôt car la pluie est annoncée dans l'après-midi.
Cette étape a eu pour unique mérite celui de nous faire découvrir des villages dont nous ignorions l'existence. Nous traversons une campagne ,pour nous , sans intérêt. Hormis les croix et les calvaires érigés à l'entrée de beaucoup de villages peu de chose capte notre attention.
A Illifaut ,l'unique commerce du village, un bar fait heureusement pour nous dépôt de pain. Il n'y a plus de commerce alimentaire dans les villages, seul parfois un bar subsiste et maintient un peu de vie et de lien au cœur de ceux-ci. Notre étape à St Méen le Grand nous offrira par contre tous les services dont nous pourrions avoir besoin.

JOUR 4
Vendredi 6 mai 2016
Après la bonne nuit que nous avons passée chez "JO ET CARMEN" à Réguiny,établissement où le cœur remplace les étoiles , nous nous mettons en marche vers Pleugriffet puis les Forges . Ici la campagne est belle , les fermes bien entretenues semblent prospères. La proximité des usines agro-alimentaire n'y est peut-être pas étrangère. Chemin faisant nous parvenons au lieu-dit Cadoret et retrouvons , là , le canal de Nantes à Brest . L'environnement de cette écluse parfaitement entrenue est un havre de paix , l'envie de s'y poser ,de ne rien faire,de céder à la contemplation est forte mais nous résistons et continuons vers les Forges et la forêt de Lanouée. Le bois de celle-ci , était autrefois utilisé par les forges proches et le bois de taillis pour le chauffage de la maison des ouvriers. Aujourd'hui les 3800 hectares de forêt et les 140 kms de route forestière appartiennent au groupe Louis Dreyffus qui perdure son utilisation au titre de la diversification énergétique.
Arrivé à la Trinité-Porhoet ,la supérette est fermée , mais le gérant ,nous apercevant déçus, à bien voulu rouvrir sa porte afin que nous puissions acheter notre repas de ce soir et reconstituer nos réserves alimentaires pour demain .Il nous reste à parcourir les 7kms de campagne , en longeant le Ninian, qui nous séparent du village du Thay en Ménéac où nous avons pu être hébergé.

Jeudi 5 mai
Après avoir traversé la zone commerciale de Baud , nous voici sur la route de Guénin vers où se dirigent d'étranges petites voitures. C'est aujourd'hui que se déroule l'auto-cross dans cette commune et nous avons craint que cet événement nous oblige à faire un large détour , mais non , les organisateurs nous laissent le passage ouvert et nous permettent d'assister aux premières manches sur l'anneau de terre au relief très pentu dessiné à flanc de coteau . C'est un bel événement , la passion de ses acteurs est palpable , tous sont affairés autour de leurs engins ,effectuent les derniers réglages concentrés comme jamais . La pression est au maxi , nous avons envie de rester là ,mais il nous faut continuer notre route vers Remungol où nous ferons la pause devant la fontaine Ste Julitte.
Ensuite, nous traversons une campagne paisible , le vert du blé naissant y côtoie le jaune vif des fleurs de colza épanouies. Nous nous trouvons dans une zone d'élevages avicoles et , placés sous le vent ,nous subissons à leurs proximités les remugles inhérents à leur activité intensive.
Mais le soleil très présent nous aide à oublier ces désagréments très passagers.
CADIEU (vendredi, 06 mai 2016 09:30)
Bonjour les Cousins , non seulement vous marchez mais vous êtes aussi des poètes .
Bises Brigitte
Philippe Kerdoncuff (vendredi, 06 mai 2016 18:40)
Jusqu'à présent, on n'est pas trop dépaysés ! on reconnaît bien les photos !
La petite sirène est encore loin!
Bon courage et bravo pour ce départ
Philippe
Mrecredi 4 Mai
A 7h30 , Eliane et Jean-Pierre sont devant notre porte prêts à nous convoyer vers Lochrist où nous débuterons véritablement notre voyage.
Babeth , venue en voisine , Marie-Thérèse et Gilbert nous attendaient pour un petit au revoir.
Lestés de plus d'un kilo de chocolat fourni par Marie-Thérèse et Gilbert nous nous nous engageons sur le halage du Blavet qui sera notre chemin jusqu'à Pont-Augan où nous déjeunerons confortablement installés .
Le soleil , une fois de plus , est au rendez-vous pour notre départ . La rivière est calme , sa surface est un miroir dans lequel l'éclat de la nature printanière se mire avec douceur. Hormis le chant des oiseaux , rien ne trouble cette quiétude matinale, pas même les pêcheurs , imperturbables , qui l'œil fixé sur leurs cannes à pêche sont indifférents à tout autre mouvement , nous n'existons pas. Au cours de la matinée , nous avons la surprise de croiser Typhaine et une amie anglaise qui font une sortie à vélo sur le halage , nous avons plus l'habitude de nous côtoyer sur la piste d'athlé de Larmor.
Après Pont-Augan nous retrouvons la route bitumée et ondulée jusqu'à Baud où nous faisons étape ce soir dans un petit hôtel du centre-ville.
Vendredi 29 Avril
Nous ne souhaitions pas une traversée urbaine pour débuter notre parcours et avons donc préféré anticiper cette étape liminaire.
Nous sommes partis très légers , sous un ciel menaçant , pour traverser Larmor, Lorient , Lanester ,et Hennebont avant de parvenir à Lochrist en suivant le chemin de halage , sous une pluie persistante , depuis Hennebont.
De là ,patiemment , nous avons attendu le bus n°40,pour nous ramener vers Lorient et puis là le 51 qui nous conduit a Larmor.
Ce fût une belle journée, au fond de nous même la fébrilité du prochain départ commence a se faire sentir, nous en ressentons les premiers picotements .Ca y est nous y sommes ,il nous faut maintenant boucler les sacs...

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Marie-Christine Guilgars et jean-yves (mardi, 07 juin 2016 20:43)
nous sommes contents de vous savoir à marcher enfin au sec!
c'était dur aussi pour nous de vous lire toujours sous la pluie...
le soleil à larmor ce soir brille et j'espère qu'il saura vous accompagner pour vos prochaines aventures.
si vous rentrez au pays ou le vélo est roi sachez que nous prenons les nôtres vendredi avec nos 2 "thermarest" ... (conseil sur parking!) pour notre petite virée!
kenavo bonne soirée et au prochain épisode!.
mc et jy